義 – Gi ( Droiture / Rectitude )
Vertu du BUSHIDO
Huile sur toile
80 X 100 cm
Dominique Desorges
L’un des tableaux, de la série consacrée aux 7 vertus du Bushido.
C’est aussi un hommage au Grand Maître Minoru MOCHIZUKI.
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La droiture n’est pas ici une rigidité morale, mais un alignement entre le Ciel et la Terre, l’intention et l’action, la tradition et la transmission.
La présence, juste au-dessus du Maître, de lui-même plus jeune, de son épouse et de son enfant Hiroo, introduit une dimension essentielle :
‘ Le temps n’est pas linéaire, il est stratifié ‘
Ces figures ne sont ni des souvenirs ni des fantômes, mais des plans de réalité coexistants.
La droiture (義) apparaît alors comme la ligne directrice qui traverse ces strates :
– Elle guide l’homme dans sa jeunesse,
– Elle structure la vie familiale,
– Elle se transmet à l’enfant,
– Elle devient héritage vivant à travers l’art martial perpétué.
L’enseignement du Maître ne se limite pas à la technique.
Il est une continuité morale et spirituelle qui traverse les générations.
Il incarne la droiture comme posture intérieure.
Etre juste, c’est rester aligné.
Le cercle céleste (lune, soleil, ou principe cosmique) rappelle
l’Enso zen, la loi universelle, le Juste au-delà du bien et du mal personnels.
Le rayon vertical qui en descend indique que la droiture ne vient pas de l’ego, mais d’un accord avec quelque chose de plus vaste.
Ce tableau rend hommage à Mochizuki Sensei comme un homme dans le courant de la vie, enraciné dans la tradition, tourné vers la transmission, fidèle à une rectitude souple, vivante, exigeante.
C’est très fidèle à son esprit Budo, comme voie d’harmonisation.
– Le mont Fuji, à l’horizon, agit comme un repère absolu, montagne sacrée, permanence, verticalité immobile face aux flux.
Les lumières d’habitation reflétées dans la mer rappellent que cette voie n’est pas retirée du monde.
La droiture s’exerce au cœur de la vie humaine et non en dehors.
Le trou noir, passage dimensionnel suggère la porosité entre les mondes, l’existence de plans invisibles, la présence d’entités ou d’esprits accompagnateurs.
Ces présences ne guident pas arbitrairement.
Elles amplifient la direction choisie par l’âme.
Ainsi, la droiture n’est pas imposée de l’extérieur,
elle est un engagement intérieur auquel l’univers répond.
Le chaudron d’où s’échappe une fumée, est un symbole alchimique (transformation), chamanique (voyage de l’esprit),
taoïste et bouddhique à la fois.
La fumée qui s’ élève et circule sur les chemins pierreux indique que l’esprit, une fois affiné par la droiture, peut parcourir les voies les plus rudes sans s’y perdre. La droiture transforme l’homme.
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La droiture (義 — Gi) n’est pas une règle.
Elle est une trajectoire qui traverse l’homme, le temps,
les mondes visibles et invisibles.
Entre neige, mer et cosmos habité, au seuil de l’infini,
au cœur du mouvement, ce qui est juste demeure.
Ce qui est transmis ne se perd pas.
義は掟ではない。
それは見えない一本の線。
人を貫き、
時を越え、
静かな世界へと続く。
水の中で、雪の中で、
無限の境に立ち、
正しき者は揺るがない。
受け継がれたものは
消えることがない。
* Remarque :
Le texte en japonais n’est pas une traduction littérale stricte, mais une traduction d’esprit, fidèle au ma (間), au silence et à la profondeur du Budō et du Zen en harmonie avec l’hommage rendu à Minoru Mochizuki.
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( D. Desorges – 義 – Gi – Droiture – Texte 05/02/2026 )




2 réponses
Le tableau est magnifique et le texte très intéressant.
Hâte d’y être
Exposition du tableau à Art Capital, Grand Palais, du 13 au 15 février 2026.
Je serais présent tous les jours à partir de 14 h00.
Au plaisir
Dominique